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Derrière «The Wall»
Roger Waters nous parle derrière son mur






Par Nigel Cook. Roger Waters nous explique pourquoi la lune n'est pas si sombre finalement.
Entre 1965 et 1983, Roger Waters (voix et basse) est une des forces majeures de Pink Floyd, le groupe de rock psychédélique composé de Syd Barrett (voix et guitare), David Gilmour (voix et guitare), Nick Mason (batterie) et Richard Wright (claviers). Waters, Mason et Wright jouent ensemble dans "The Architectural Abdabs" avant d'être rejoints en 1965 par Barrett (décédé en 2006), qui change le nom du groupe en "The Pink Floyd Sound" (d'après deux bluesmen: Pink Anderson et Floyd Council). Au début, leur son de groupe vient principalement de Barrett, qui (à cause d'abus de LSD ou par maladie mentale selon les sources) est remplacé par Gilmour en 1968. Le groupe continue avec un succès modéré jusqu'en 1973, lorsque l'album «Dark Side of the Moon» (dont Waters est l'auteur de toutes les paroles et d'une partie de la musique) les projette en haut des charts; il devient en effet l'un des albums les plus vendus dans l'histoire du rock, et passe plus de 1500 semaines dans le top 200 du billboard. Pink Floyd a encore plus de succès avec «Wish You Were Here» (1975), «Animals» (1977) et «The Wall» (1979), mais en 1983 le groupe se sépare et Waters se lance dans une carrière solo. Il sort «The Pros and Cons of Hitchhiking» en 1984, «Radio K.A.O.S.» en 1987, et «Amused to Death» en 1992, et depuis il a également écrit un opéra, «Ca Ira», sur la révolution française, réalisé sur CD en 2005, tout en s'embarquant dans plusieurs tournées. En juillet 2005, il rejoint ses anciens partenaires du groupe pour un concert unique pour le concert de charité du Live 8. Dans cette interview rare et personnelle, Waters parle de son ancien groupe et des raisons à l'origine de la tournée «The Dark Side of the Moon».


Tu as finalement eu la chance de revenir dans les yeux du public, il y a quelques années, avec la tournée «In the Flesh», et maintenant tu es dans la seconde moitié de la tournée «The Dark Side of the Moon». Qu'est ce qui a fait que ce fut si long pour revenir dans une telle exposition publique?
La dernière grande tournée que j'ai fait a eu lieu en 1987, celle de «Radio K.A.O.S.». Après cela, j'ai fait le concert de «The Wall» à Berlin, qui m'a demandé beaucoup de travail. Puis j'ai divorcé et pas mal bougé. J'ai fait un concert en 1992 avec Don henley pour son projet Walden Woods, à l'Universal Amphitheater à Los-Angeles. Il m'a demandé si je pouvais chanter quelques chansons, et je l'ai fait. Il y avait Don Henley, moi, John Fogerty et Neil Young. Ce fut une superbe soirée, je suis monté sur scène, j'ai chanté quelques chansons avec son groupe. Il y avait énormément de chaleur de la part du public. Je me suis dit "Wow, en fait ce n'est pas si mal. Peut-être je devrais remettre ça". C'est resté au fond de ma pensée pendant les années 90, et finalement en 1999, je me suis dit que j'allais mettre un pied dans l'eau et voir ce qui se passe. Et ça s'est super bien passé. Alors j'ai remis ça en 2001. Et maintenant, je suis en train de tourner avec «The Dark Side of the Moon» et tout va bien.

As-tu ressenti le fait que, lorsque tu as quitté le le groupe, les fans ne savaient pas vraiment à quel point tu était impliqué dans la créativité de Pink Floyd?
Je pense que ça ne fait aucun doute, mais que le concert du Live 8, lorsque nous nous sommes réunis, a remis les choses dans une autre perspective. Apparemment, énormément de gens ont vu le Live 8 à la Télé et donc notre concert. Je pense que ça a donné aux gens l'occasion de se dire "Ah, je vois, c'est le gars qui a écrit les chansons" et de faire le lien. Je pense qu'après avoir quitté le groupe en 1985 - il ont tournés en 1987, puis en 1994- j'étais plutôt perçu comme le gars grincheux qui est parti en colère. Après le Live 8, je pense qu'ils se sont dit "Peut-être qu'il n'est pas si grincheux après tout". J'ai vraiment pris du plaisir pendant le Live 8. J'y suis allé avec une grande ouverture d'esprit et de cœur et j'avais décidé de bien me sentir en le faisant. Alors je pense que ça a changé la perception des gens à mon égard.

Tu avais l'air de bien t'éclater. On aurait dit que tu t'étouffais un peu pendant «Wish You Were Here».
Je pense que je devais forcer trop pour la chanter juste. Mais j'adore chanter cette chanson. J'ai seulement chanté le deuxième couplet. je pense que c'était le deuxième ou le troisième couplet. Mais j'ai toujours aimé la chanter quand nous étions en tournée. J'aime toujours beaucoup cette chanson. Je l'ai écrit, peut importe quand c'était, en 1975 ou quelque chose comme ça, et elle représente toujours beaucoup de choses pour moi.

Est-il plus dur de la chanter maintenant avec la mort récente de Syd? Est ce qu'elle a pris un sens différent maintenant?
Je joue aussi «Shine On You Crazy Diamond» dans mon spectacle. Juste après la mort de Syd, ce fut éprouvant de les faire pendant quelques concerts. Je ressens toujours une connexion profonde avec Syd quand je joue ces chansons sur scène. «Wish You Were here» n'est pas particulièrement sur Syd, «Shine On You Crazy Diamond» l'est.

Depuis des années, ç'est toujours Roger contre David. Personne ne semble faire attention sur ce que vous avez fait de bon lorsque vous étiez un groupe. Peux-tu nous donner quelqu'un des meilleurs moments de ton travail avec Dave Gilmour, pour lesquels tu peux te dire : "c'est un super souvenir"?
Dave a toujours été un super chanteur, et il l'est toujours en fait. Il chante toujours merveilleusement bien. Il a une oreille très sensible et précise pour l'harmonie. C'est pourquoi beaucoup de deuxième voix et d'harmonies qu'il chante lui même dans «Dark Side» sont sur beaucoup d'autres disques. Pendant qu'il faisait ça, je m'asseyait en retrait, et il suivait seulement ses propres instincts et produisait ces superbes harmonies. J'ai toujours été admiratif de cela. Je pense que ça nécessite beaucoup de talent pour faire cela et c'est quelque chose que j'apprécie vraiment.

Parlons de «The Dark side of the Moon», en quoi dirais-tu que ce show est différent de «In the Flesh»?
Je pense que ce show est plus cohérent, théâtralement parlant. Il y a un réel sens narratif, incluant non seulement «Dark Side of the Moon», mais qui se déroule du début à la fin du spectacle. J'ai produit un tas d'effets visuels qui commencent 15 minutes avant que nous montions sur scène et continuent jusqu'à la fin. Il y a une vrai narration à propos d'un gars dans une chambre qui écoute une radio et des connections avec d'autres choses. C'est différent en cela.






What was the idea behind the prism for the album cover?
Vous devriez demander à Storm Thorgerson, qui en a fait le design. J'ai lu a peu près 1000 fois ce que c'était et je ne peux toujours pas m'en souvenir. Mais je sais qu'il pense que c'est à propos de quelque chose. Tout ce que je sais, c'est qu'il a fait environ 8 designs; il l'ai a étalé sur le sol, et on a tous dit: "celui là". C'était une image tellement marquante, le devant et le derrière. Et la chose à l'intérieur, c'est quelque chose que j'ai rajouté, la chose du battement de cœur. Pourquoi ne pas y rajouter un battement de cœur au milieu? c'est une bonne idée. Et voilà. C'était une des plus rapides création de design d'album qui soit.

Tu as dit après ta première tournée solo, que ton spectacle était un spectacle de Pink Floyd, sauf qu'il y avait un batteur différent, un guitariste différent et un clavier différent.
J'ai dit ça? Comme c'est provocateur de ma part.

Penses-tu que ça reste vrai pour cette tournée?
Non, pas du tout. C'est moi jouant mes chansons, principalement. Quelques une d'entre elles sont co-écrites, des choses de «The Dark Side of the Moon» le sont aussi. Et on traite «The Dark Side of the Moon» comme on traiterait une oeuvre de musique classique, donc on reproduit quelques un des solos de Dave. Et on reproduit le chant de Clare Torrey.

Je dois dire que Carol Kenyon, qui est l'une des chanteuses de mon groupe, fait une super travail sur «Great Gig in the Sky». Elle est très fidèle à la performance originale de Clare Torrey and je trouve que le public devient fou parce qu'il s'en rend compte, mais il voit aussi qu'elle la réinterprète sans s'éloigner trop de l'original. Ce n'est pas facile, j'ai vu d'autre gens essayer de le faire comme lors du spectacle que Dave, Rick et Nick ont fait ensemble. Les filles qu'ils avaient pour le faire ne se sont même pas approché de l'expérience originale.


Pourquoi penses-tu que «Dark Side of the Moon» est toujours fort dans les charts aujourd'hui?
Je pense que ce disque est musicalement sophistiqué et pourtant simple. Les structures des chansons sont très simples. Je pense qu'au niveau des textes, il parle de problèmes auxquels les générations successives n'ont cessé de faire face. Une chanson comme "Us and Them" semble aussi politiquement opposée en 2007 qu'elle l'était en 1973. C'est triste, que rien n'ait vraiment changé, et que l'aspect politique du disque est toujours d'actualité. C'est resté aussi important qu'à l'époque.

Aussi, je pense qu'une chanson comme «Time» exprime des sentiments que beaucoup de jeunes gens ressentent quand ils atteignent un certain âge et qu'ils se demandent ce qu'il se passe. Ils cherchent un sens, cherche quelque chose, c'est une phase que nous traversons tous. Je déteste être celui qui doit vous dire ça, vous autres jeunes, mais cela continue. On n'arrête pas de re-examiner nos relations avec nos amis, notre famille, et les autres êtres humains.

ça ne fait aucun doute qu'il y a un énorme attachement à cette oeuvre de la part de plusieurs générations de gens, ce qui est très émouvant quand tu es sur scène et que tu l'interprète. Je vais souvent sur le bord de la scène pendant le spectacle, je suis dons assez proche des gens. Je ressens cette sympathie de la part de différents genres de gens, particulièrement sur les côtés, où les places sont un peu moins chères. Il y a des gens de 10 à 80 ans et c'est bon.


Ta manière de composer était en avance sur son temps. Avec Pink Floyd, vous étiez parmi les premiers à utiliser réellement les Synthétiseurs. De Quoi Roger Waters est-il le pionnier en 2007? Que veux tu faire qui tranche avec les autres?
There are a number of things. I find myself sort of walking backwards to simpler musical expression. There is a part of me that desperately wants to be Neil Young or John Prine or Bob Dylan. So when I sit aline at home with a guitar, very often now I’m searching for that mother lode – the very, very simple structured melidy sequence, whattever it is. I’m always looking for «Hello in There» or «Heart of Gold». There are those nuggets still there in the 12 notes that are available to us

ceci dit, je dit aux gens que je vais faire un nouvel album depuis 13 ou 14 ans maintenant. J'ai écrit des tonnes de chansons, et elles sont toutes là à attendre. Je pense que la motivation pour réellement finir quelque chose ou pour retourner dans les studios pour travailler sur quelque chose sera politique. J'ai le sentiment que la force motrice sera ma passion politique.


Parle nous un peu des autres chansons que tu interprètes dans ton show et qui ne sont pas de «Dark Side». En particulier, les chansons que tu n'avais pas joué live avant?
Qu'est ce qu'on n'a pas joué auparavant? On n'avais pas fait «Sheep» avant. Et «Leaving Beirut», qui est une nouvelle chanson.









En quoi dirais-tu que cette version de «Dark Side» diffère de celle que vous aviez fait au début des années 70?
Les visuels sont plus forts, bien plus forts. J'étais vraiment à cette époque en train de lutter avec l'idée de savoir comment utiliser un film dans un spectacle rock'n roll. J'ai réussit à faire ça maintenant. Je pense donc que les visuels sont vraiment superbes (dans la version actuelle). J'ai utilisé beaucoup du matériel original, mais je l'ai déformé, et le spectacle entier est monochrome.

C'était mon idée de base pour ce show; je me suis dit: attends une minute. Dans un arc-en-ciel, il y a cinq couleurs: orange, rouge, bleu, vert jaune, magenta, ça fait six. alors, hey, pourquoi je n'utiliserai pas une couleur différente pour chaque chanson? Alors le point de départ - la chose le plus simple à faire- serait de mettre une grande lune sur l'écran et d'en faire varier la couleur. Ce fut mon point de départ, puis lentement différentes idées se sont ajoutées et tout s'est embelli depuis ça. Alors, principalement c'est ça; c'est très cohérent et beau à voir...


Comment aimerais-tu que l'on se souvienne de toi?
Je pense que j'aimerais que l'on se souvienne de moi comme quelqu'un qui avait sa vérité et s'y est tenu sans être diverti par les modes ou la célébrité ou quoi que ce soit. Je peins ce que je vois.

As-tu déjà composé ton chef d'œuvre? L'avons nous déjà entendu?
Je pense que chef d'œuvre est un bien grand mot, je pense que j'ai participé à des disques qui sont très bons. «Dark Side of the Moon», «The Wall» and «Amused to Death», ce sont probablement les trois dont je suis le plus fier.

Qu'aimerais-tu dire aux fans qui vont voir tes prochains spectacles?
Que puis-je dire? Je pense que c'est un très bon spectacle.Je pense qu'ils vont venir. En fait ils vont venir, le mot est lâché. Si vous allez sur Internet et regardez les critiques et détails des spectacles que nous avons fait l'année dernière aux States, vous serez au courant de ce qu'est ce spectacle. J'ai modifié quelques choses depuis, mais c'est principalement le même spectacle. Je suis sûr que beaucoup de gens qui l'ont vu vont dire à leurs amis: "hey, si tu as une chance de le voir, vas-y parce que c'est vraiment quelque chose de spécial."

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